L'Assemblée nationale a entamé l'examen de la réforme de la justice, qui entend adapter l'institution au XXIe siècle. Le premier article prévoit l'évolution du budget de la justice pour les cinq prochaines années : mais le texte est mal accepté par les magistrats et avocats, qui critiquent un projet « purement gestionnaire » et prônent une justice plus « humaine et accessible ».
Dans le domaine de l'accompagnement des détenus, ils sont peu connus et peu reconnus mais ils font un travail essentiel, les « CPIPs », Conseillers pénitentiaires d'insertion et de probation exercent au sein de la prison. Ce sont des travailleurs sociaux qui balisent la sortie des détenus et les aident à se réinsérer. Ecoute, conseils techniques, liaison avec les associations, ponts avec la famille, ces conseillers cumulent les mandats. Ils contestent eux aussi la reforme et dénoncent une justice déshumanisante. Laurence Théault s'est rendue à la Maison centrale de Saint-Martin-de-Ré sur l'île de Ré en Charente-Maritime afin de mieux connaître la mission des CPIPs.