Dans quelques jours, le 4 novembre, la Nouvelle-Calédonie s’exprimera par référendum sur son indépendance ou son maintien dans la République française. Il s’agit d’un moment historique pour cet archipel du pacifique sud, français depuis la prise de possession unilatérale de l’époque coloniale, en 1853. La campagne pour le oui ou le non à la question « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? » s’est faite dans un calme relatif. Cela dit, les loyalistes ont toujours été en position de force : ils ont la « loi du nombre » avec eux puisque le peuple kanak, le peuple autochtone, a été rendu minoritaire sur son territoire au fil des années et que c’est lui qui porte la revendication indépendantiste. Tous les sondages et les toutes les projections électorales tirées des scrutins précédents donnent une large avance au « non » et le Premier ministre français Edouard Philippe semble également le penser puisqu’il a programmé une visite en Nouvelle-Calédonie, le 5 novembre, lendemain du scrutin et jour de proclamation des résultats.