Ce mardi 24 septembre débute à l’Assemblée nationale française le débat sur le projet de loi bioéthique. Sa mesure phare prévoit l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires. Le texte propose aussi une autre réforme : si la loi est adoptée, tout enfant conçu par PMA aura à sa majorité la possibilité d’accéder à ses origines et pourra connaître, s’il le souhaite, les données génétiques du donneur, voire son identité. Cette avancée majeure dans la tradition bioéthique française, qui jusqu'à présent a protégé l'anonymat des donneurs, est saluée par de nombreuses personnes nées d’un don et qui ont longtemps subi le secret ou le mensonge concernant ce mode de leur conception. Anna Piekarec a rencontré trois d’entre elles.